21/11/2013

Bénévolat et démission

Comme je l'ai expliqué dans mon post sur le bénévolat, mon expérience dans le domaine se révèle une déception.


J'avais annoncé mon départ il y a quelques mois et hier j'ai déposé ma démission officielle de l'asbl, et ce à tous les niveaux.  Cela ne fait pas plaisir.  A moi non plus.


Il est des décisions que l'on sait qu'elles doivent être prises, mais qui nous coûtent.  Je sais que dès que le goût amer que cela me laisse sera passé, avec un peu de temps je m'en sentirai soulagée.  Tout cela devenait si pesant!

J'en rêve la nuit, j'angoisse en ouvrant ma boîte mail. Que va-t-on encore me demander ? Dossiers de subsides, courriers pas toujours utiles, réunions où je devrai prendre note mais dont les décisions ne seront pas appliquées,...
Sans compter que je joue bien trop souvent le rôle de faire valoir.

Je me remets en question aussi car j'aurais pu réagir, ne pas laisser les choses aller si loin. Réagir et ne pas me laisser faire. Je me suis comportée comme dans mon travail, comme quelqu'un à qui on donne des tâches à accomplir. Au lieu de dire stop ! Et de donner mon avis, dire non à certaines choses. Difficile de faire sa place dans une gestion de 20 ans, entre deux personnes qui décident tout. Ils ne m'ont pas laisser accéder à cet aspect de mon rôle. Pourtant une secrétaire d'asbl joue un rôle important. Mais ils confondent secrétaire de bureau et secrétaire d'asbl...
On s'est bien servi de moi. Je me suis laissée manipuler, souvent consciemment mais il vient un moment où l'on en a assez de jouer les faire valoir.

Je retrouverai du temps pour moi , ma liberté et serai sortie d'un jeu sordide de manipulations.  Je le sais, c'est pour mon bien mais...


Je garde un goût amer, celui des regrets de ce que cela aurait pu être.  Certaines personnes empoissonnent tout ce qu'elles touchent.  Ces gens je les écarte de ma vie privée.  C'est bien assez déjà de les subir dans la vie professionnelle.  Elles sont nocives.  Nous avions pourtant de beaux projets, et une complémentarité dans la façon de travailler.



Je me sens triste. Je suis déçue. 
Cela ne m'empêchera pas de recommencer l'expérience si l'occasion se présente. Avec d'autres objectifs.
Voilà. Ainsi va la vie...

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