16/04/2014

Le mauvais rôle

La situation de Chouchou est plutôt inconfortable, s'agissant de son ex-femme et de ses enfants.

Il se retrouve à accepter des choses qui ne lui plaisent pas forcément, et est critiqué pour cela. Je pense que c'est ainsi pour beaucoup de personnes dans la même situation.

Par exemple ce week-end qui a sauté suite à l'opération de l'ex-femme. Il a accepté de ne pas prendre ses enfants car leur mère ne pouvait rester seule et ne pouvait pas marcher. Ses filles devaient l'aider. Ceci nous a permis de passer un bon moment tous les deux mais c'est une autre histoire. Chouchou a fait plaisir, d'autant que ce week-end n'était pas reporté mais simplement annulé. En remerciement il a reçu un courrier de l'avocat de son ex-femme concernant des problèmes de pensions alimentaires ! Il était furieux.

Si bien que lorsque son aînée lui a demandé de modifié le week-end qui arrive il aurait bien refusé ce nouveau plaisir à son ex-femme. On lui demande de ne pas prendre ses enfants le vendredi mais bien le samedi matin, pour fêter en famille l'anniversaire de la cadette.

 

Alors comment refuser ? S'il exige de prendre ses filles le vendredi il prive la petite de sa fête, ou la reporte. Dans les deux cas la gamine est déçue. C'est elle qui est punie.

S'il accepte, il est le père qui ne s'intéresse pas à ses enfants. J'entends déjà les commentaires de son ex et de sa famille. Et aussi la bonne poire de service. Dans tous les cas de figure il est "perdant". Et cela n'empêchera pas le prochain courrier d'avocat ou la prochaine demande d'argent, ni les habituels reproches et insultes. Quelle ingratitude...

 

Et ceci devient source de tensions entre nous car je perds patience, ces simagrées me pèsent de plus en plus. J'aspire à une vie de couple où on pourrait être tous les deux sereins. Et lui dit en avoir assez de son côté, qu'à ce rythme là il arrêtera de les prendre. Quand il m'a demandé mon avis hier soir je lui ai répondu que je ne pouvais pas décider à sa place, que ce sont ses enfants et que je ne peux pas lui dire de ne pas les prendre. Ce ne serait pas bien. Mais dans l' agacement et la nervosité du moment j'ai ajouté que je serais la plus heureuse des femmes si ses filles décidaient de ne plus venir chez leur père. Je le regrette aujourd'hui mais c'est dit. Impossible de l'effacer. Le voilà fixé s'il avait des doutes sur mon opinion... Comment font les autres ? Mystère.

Moi je ne parviens pas à m'attacher à ses enfants. Quand son aînée refait sa crise et parle de revenir chez son père, j'angoisse et je vois mon avenir partir en vrille. La rupture, ou la disparition de la vie commune paraissent alors une évidence.

Chouchou a finalement accepté de prendre ses enfants samedi. Il présente les choses avec philosophie, en apparence. On aura un vendredi pour nous.

Il n'a pas commenté ma réaction. Et même s'il agit au mieux pour tout le monde, il aura malgré tout le mauvais rôle.

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