31/05/2014

Une question qui fâche, et après ?

Déprime,  stress,  dépression...

Je me demande si un jour on parvient à se sortir de là où si,  une fois qu'on met le doigt dans l'engrenage on y reste coincé pour le reste de sa vie.


Me revoilà chez le médecin pour des problèmes de tensions artérielles et de vertiges.   Ce sont surtout les vertiges qui me posent problèmes.   Au volant,  dans l'escalier...  La première réaction du médecin est de me mettre au repos,  puis de contrôler la tension trois jours plus tard et de faire une prise de sang.



La tension redevient normale.   La prise de sang est parfaite,  me dit-il après coup,  sauf...  une trace d'infection isolée dont il ne faut pas s'alarmer car elle est isolée,  pas de soucis de cholestérol,  pas de soucis de diabète ni de thyroïde...  Tout roule,  je dois boire beaucoup d'eau pour mes reins, ajoute-t-il avant de me parler de la "question qui fâche".



La question qui fâche est simple "prenez vous un verre d'alcool pour oublier vos problèmes de travail ?"

Effectivement,  cela m'a fâché !

Sa justification ?  les Gamma GT ne sont pas trop haut mais ont augmentés.

Alors non,  je ne bois pas pour oublier mes problèmes.   Et comme je lui ai redit,  nous sommes au régime.   Ce qui implique une consommation d'alcool plus que modérée. A peine un apéro,  et un apéro veut dire un verre,  le weekend,  ou un peu de vin avec un BBQ.


Cette question me fâche car elle me ramène à ce que faisait ma mère,  accrochée à son Cinzano et sa Chimay bleue,  obligée de dormir l' après-midi et se remettant à picoler le soir. Et cela ne l'aidait pas à oublier puisqu'elle recommençait le lendemain.


Je ne suis pas elle !  Je ne suis pas comme elle ! Et je refuse qu'on me réduise à cela. De plus en l'ayant vu se détruire ainsi et me pourrir la vie,  il est certains que je ne ferai jamais cela.


Voilà ce que son les médecins de nos jours.   Des machines à diagnostiques et à rendez-vous; il n'y a plus de médecin de famille,  de docteur qui vient chez nous et analyse le contexte avant de prescrire. Mon médecin ne me connaît pas et ne semble pas être intéressé par la question. Et moi je n'ai qu'une confiance relative.



Ma réponse à sa question qui fâche est "Non".   Sa réponse à mon problème est une prescription de Déanxit,  anti dépresseur plus léger que le trazodone que j'ai arrêté il y a trois mois.   Et mes vertiges sont toujours là.



Peut-être que le stress,  la situation au travail et tous les problèmes de Chouchou ne m'aident pas à m'en sortir.

Peut-être aussi que cet état d'angoisse et de déprime est devenu avec le temps une seconde nature pour moi.  

Peut-être que je ne suis pas faite pour vivre dans ce monde.

Mais j'en ai assez que toutes les réponses que je reçois me renvoient à un antidépresseur.



09:46 Écrit par Diabola | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.